| boléro deux |
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Chorégraphie : Odile Duboc
2ème version de trois boléros Le 15 juin 2011 à 20H00
Centre Développement Chrorégraphique - Cuvier (33)
« Ainsi le Boléro de Ravel (..) renaît mille et une fois de ses cendres jusqu’à la modulation finale en mi ; mais l’hypnose, - puis le vertige que cette monotonie provoque tiennent à la progression magique du mouvement stationnaire. L’exaltation née de ce ressassement cache une sorte de crescendo réprimé, un crescendo contenu et retenu qui monte irrésistiblement, comme une marée, à l’intérieur du mouvement uniforme, tout en restant sur place. C’est ce qui rend fascinante l’immobilité obsessionnelle du Boléro... » Vladimir Jankélévitch « La lecture de cette réflexion de Vladimir Jankélévitch à propos du Boléro m’avait suffisamment interpellée pour provoquer en moi un désir nouveau, celui de chorégraphier à partir d’une musique qui me porte et m’invite au mouvement. Mais à travers les mots choisis - plus qu’à travers les constats - et dans la description des sensations qu’apporte cette musique, Jankélévitch me révélait ce qui implicitement fondait mon désir : il n’y a pas une, mais de multiples possibilités d’évoluer sur cette musique. (...) Dans le deuxième Boléro, la danse de Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh oppose une résistance puissante à l’expansion musicale progressive. Ce duo, concentré en un point de la scène, se laisse envelopper par la musique sans jamais être envahi. Il sculpte avec lenteur une matière commune qui tient de l’abandon et de la douceur, de l’attirance, du désir, de la fusion et de l’arrachement. » Odile Duboc, 2000 « ...Dans le duo du deuxième Boléro, on voyage de l’effleurement au repoussé, qui se transforme en traction, en la capacité de faire levier. Ça n’est pas comme dans la danse contemporaine abstraite : ici, les mains prennent, appuient, s’agrippent, d’une façon presque expressionniste. C’est un toucher qui inclut l’arrivée sur l’autre, l’effleurement, la caresse, la pression, pour aller jusqu’au contrepoids, jusqu’au porté. La peau est visible, on accepte toute la tessiture du toucher. C’est un duo où l’on navigue entre effleurer et rentrer dans la chair. Le voyage consiste à entrer dans la matière. (...) » Emmanuelle Huynh (Revue du Centre chorégraphique de Belfort 1996) |
